Anne-Dauphine Julliand à LLN ce 20/04 à 20H15



Anne-Dauphine Julliand, bien connue pour son livre Deux petits pas sur le sable mouillé, a sorti récemment un nouvel ouvrage, Consolation (Les Arènes 2020). La paroisse de Blocry devait la recevoir lors de la St-Valentin, le 11 février dernier, mais le décès de son fils Gaspard l’a empêchée d’honorer son engagement. Elle est maintenant disposée à venir à Louvain-la-Neuve (auditoire Socrate 10), pour une conférence qui sera intitulée : Consoler, être consolé. Elle parlera avec son cœur, comme chaque fois, et en connaissance de cause. Une leçon d’humanité, de bienveillance et d’espérance.


20 avril 2022, 20h15

Consoler, être consolé

Anne-Dauphine Julliand

Louvain-la-Neuve, Socrate 10

Place Cardinal Mercier


Libre participation aux frais.

Inscription souhaitée : https://www.blocry-paroisse.be/anne-dauphine-julliand

Contact : Charles Delhez sj, pour l’Unité pastorale Blocry-Louvain-la-Neuve. 0498/79.21.11

« Loïc et moi sommes en paix. Nous n’avons aucune colère. Nous ne cherchons pas de réponse à ce mystère. Nous l’avons aimé de toutes nos forces, et nous l’aimons encore. » A.-D. Julliand, lors des funérailles de Gaspard, 28 janvier 2022.



Anne-Dauphine Julliand, Consolation, Les Arènes, 2020

Nul ne peut dire qui a le droit de se plaindre, de pleurer, de désespérer. Qu’elle qu’en soit la cause. On ne peut se faire juge de la douleur d’autrui. (p. 32)

On nous dit souvent que nous sommes tous deux plus forts de l'épreuve que nous avons vécue ensemble. Je ne pense pas que l'épreuve consolide les couples. Au contraire, la souffrance les fragilise dangereusement. Ce qui nous renforce, sans pour autant nous rendre indestructibles, ce n'est pas d'avoir vécu le malheur ensemble, mais c'est de nous être consolés. La consolation est la plus belle manifestation de l'amour. (p. 66)

On entend parfois ceux qui ont été éprouvés affirmer qu'ils ne voudraient pas revenir à leur vie d'avant. Que leur existence maintenant a pris une tout autre dimension. Ce qu'ils vivent désormais n'est pas la vie après la souffrance. Celle-ci n'est pas un instant qui passe. C'est leur vie avec elle. Mais une souffrance acceptée et apaisée, qui permet de mieux percevoir la beauté de la vie, parce qu'elle a été consolée. (p. 193)


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