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Carême 2023: avec les pauvres, préserver notre Maison commune au Brésil!



Qui dit Carême, dit bien sûr carnaval ! Et qui dit carnaval, dit presqu’aussi sûrement Rio et le Brésil. Immense pays d’Amérique du Sud (plus de 200 million d’habitants, 8,5 millions de km²), le Brésil évoque immanquablement des paysages de carte postale : un air de samba, une caïpirinha à Copacabana, les merveilles multicolores de la nature en Amazonie ou au Pantanal.


Le Brésil a cependant d’autres visages... Depuis la colonisation portugaise en 1500, le pays a connu, et connaît encore, un énorme développement. C’est une puissance agricole de tout premier plan, un des plus grands exportateurs mondiaux d’aliments grâce à d’immenses propriétés agricoles appartement à une poignée de grands propriétaires terriens ou à des multinationales de l’agrobusiness, produisant viande, maïs, soja, canne à sucre, etc. Et pourtant ce grand pays peine à nourrir sa population, en particulier les petits agriculteurs familiaux, les communautés indiennes, les Quilombolas, descendants des esclaves arrivés d’Afrique pour travailler dans les plantations sous la colonisation (l’esclavage a été aboli au Brésil en 1888 seulement !).

En Europe, nous sommes sensibilisés à la nécessaire protection de l’Amazonie, poumon vert de notre Maison commune, région régulièrement mutilée au profit des grands groupes industriels attirés par les immenses richesses de cet écosystème fragile : déforestation, déplacement des populations indiennes indigènes, pollution de l’eau par l’industrie minière etc. Les profiteurs de tous poils ont eu le champ plus que libre durant la présidence de Jaïr Bolsonaro.


Pourtant la résistance des communautés locales s’organise, même si elle est sévèrement réprimée (entre 2012 et 2021, près de 342 personnes ont payé de leur vie ce combat).


« Je suis venu pour qu´ils aient la vie et la vie en abondance » (Jn10,10).

Pendant ce Carême, nous méditerons la paroles d’Evangile «Je suis venu pour qu´ils aient la vie et la vie en abondance » (Jn10,10).

Entraide et Fraternité nous invitera à tourner nos regards vers cette autre réalité du Brésil, celle des pauvres : paysans, «Sans Terre», communautés indiennes, celles et ceux qui sont oubliés par le « miracle économique » brésilien. Nous nous pencherons sur un système économique et financier qui vise avant tout le bénéfice, sans tenir compte des personnes, principalement des pauvres, et qui ne respecte pas les lois de l'écologie; en ce sens il est alors contraire au projet de Dieu.


Nous vous présenterons les partenaires brésiliens d’E&F qui agissent sur le terrain. Un Belge, Mgr Eugène Rixen (dom Eugênio comme on l’appelle là-bas), qui fut évêque de Goïas et référent pour les indiens d’Amazonie, nous livrera son témoignage.

Nous découvrirons comment, en soutenant les paysans locaux, on participe non seulement à rétablir la justice sociale, mais aussi à la protection efficace de la nature et de notre Maison commune.

« Je rêve d’une Amazonie qui lutte pour les droits des plus pauvres, des peuples autochtones, des derniers, où leurs voix sont écoutées et leur dignité est promue.
Je rêve d’une Amazonie qui préserve cette richesse culturelle qui la distingue, où la beauté humaine brille de diverses manières.
Je rêve d’une Amazonie qui préserve jalousement l’irrésistible beauté naturelle qui la décore, la vie débordante qui remplit ses fleuves et ses forêts.
Je rêve de communautés chrétiennes capables de se donner et de s’incarner en Amazonie, au point de donner à l’Église de nouveaux visages aux traits amazoniens. »
pape François
(exhortation apostolique Querida Amazonia, 2020)


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