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La Commission Pastorale de la Terre, partenaire de E&F au Brésil


Le Carême de partage nous entraîne au Brésil et nous confronte aux injustices qui sont vécues là-bas. Le 12 février 2020, le pape François attirait l’attention sur ces problèmes en publiant l’exhortation apostolique post-synodale « Querida Amazonia ». L’exhortation apostolique présente les rêves du pape François pour l’Amazonie : « Je rêve d’une Amazonie qui préserve jalousement l’irrésistible beauté naturelle qui la décore, la vie débordante qui remplit ses fleuves et ses forêts ». Il ajoute que l’équilibre planétaire dépend de la santé de l’Amazonie.


E&F est active depuis longtemps à Goias, un grand état à l'ouest de Brasilia, dont l'ancien évêque dom Eugênio (Eugène Rixen) est un belge; nous lui donnerons prochainement la parole. Dans la ville de Goïas, grâce à la CPT, la Commission Pastorale de la Terre, les paysans et les "Sans Terre" reprennent leur destins en main. On vous en dit plus ci-dessous, mais d'abord, retour sur l'évangile de ce premier dimanche de Carême...


Comment vaincre les tentations de domination?



L’exploitation du Brésil et de l’Amazonie révèle des tentations caractéristiques de l’être humain : l’appropriation et la domination. Nous aussi nous pouvons être tentés de nous approprier les choses et de dominer les gens. Dans notre consommation, par exemple, nous négligeons de comprendre d’où proviennent les produits que nous achetons et de savoir s’ils ont été confectionnés de manière injuste. Dans nos rapports quotidiens, il nous vient la tentation de dominer les autres. Le Carême nous montre que ces tentations que nous vivons à petite échelle se reproduisent à grande échelle dans le monde et suscitent de grandes injustices. C’est ce qu’on appelle le péché social. Nous en sommes responsables collectivement.


Nous découvrons dans l’évangile que Jésus a surmonté les tentations grâce au recours à l’Écriture. La première tentation, celle des pierres que Satan suggère à Jésus de changer en pains, est surmontée par la phrase biblique : « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Deutéronome 8,3). Jésus rappelle que Dieu est plus grand que nous et nous protège des faux dieux, en particulier la richesse et le pouvoir. Il s’agit d’unifier notre vie autour du Dieu unique, au lieu de nous perdre dans des ambitions qui nous rongent et nous détruisent. Le remède au pouvoir, c’est le partage, c’est l’aumône, c’est la solidarité avec les pauvres. Telle est la vie du chrétien, tel est notre devoir de Carême. Par notre contribution au Carême de partage, nous contribuons à combattre à notre tour ces tentations, qui sont en nous et autour de nous. Nous semons des antidotes aux tentations. Sachons écouter ces messages qui nous donnent la grâce d’être solidaires de ceux qui souffrent de l’injustice et d’être libérés nous-mêmes de notre participation au péché social.


La Commission Pastorale de la Terre (CPT)



La CPT est une organisation paysanne créée par la Conférence épiscopale brésilienne en 1975, en réponse aux situations de conflits pour les ressources productives et d’exploitation vécues par les communautés paysannes et autochtones. Elle soutient les paysans et paysannes dans leurs luttes pour le droit à la terre, notamment les personnes sans titre foncier, les « posseiros » et les « sans-terre».


Au niveau national, la CPT est partie prenante des différentes luttes et manifestations en faveur de la Réforme agraire et dénonçant les violences et conflits liés à la terre. Enfin, l’organisation joue un rôle pour aider à une meilleure articulation des mouvements sociaux et travaille en réseau avec d’autres associations de la société civile, de l’Église et des mouvements sociaux, comme le Movimento dos Trabalhadores Sem Terra (MST), mouvement paysan de lutte pour la réforme agraire, Via Campesina, la Federação dos Trabalhadores na Agricultura Familiar et le Movimento dos Atingidos por Barragens (MAB) notamment.


Depuis sa création, la CPT fournit un appui politique, socio-culturel et matériel aux communautés rurales (peuples indigènes, villages quilombos, paysan·e·s sans terres, etc.) dans leurs luttes pour le droit à la terre.

Saviez-vous que depuis la présidence de Loula une grande avancée sociale a eu lieu: un paysan sans terre, qui souhaite s'installer sur une terre abandonnée, peut désormais le faire, mais à plusieurs conditions: la terre doit être à l'abandon depuis très longtemps, et le paysan doit démontrer que la terre est infertile (sic) de manière à ne pas léser le propriétaire du terrain...!!!


Dans l’État de Goiás, la CPT promeut une campagne pour la diversification de la production et la défense du Cerrado. Cela correspond à des actions telles que : la récupération des sources d’eau, la création des potagers agro-écologiques, l’organisation de formations, la lutte contre l’utilisation de produits chimiques dans l’agriculture, etc. La CPT soutient aussi la création de foires agricoles rurales et épaule les communautés dans la production et la commercialisation des produits issus d’une agriculture respectueuse des différents écosystèmes.


Philippe, pour le GT diaconie

avec Jean-Pierre Delville (+), évêque de Liège








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