Une homélie pour ce 2e dimanche de Pâques : la porte de la foi...

Publiée par Feu Nouveau, écrite par José Gierkens


Pas de porte fermée, pas de reproche, pas d’aigreur face au rationaliste Thomas, juste de la patience. Une semaine : Jésus attend. Il attend Thomas. Huit jours se sont écoulés depuis les événements de Pâques. Pour lui, la porte de la foi est encore verrouillée. Il n’a pas fait l’expérience de la présence du Ressuscité et de la miséricorde de Dieu. Pourtant, « il s’est donné à voir », on le lui a dit, on lui a raconté : Il était là au milieu d’eux. Mais pour Thomas l’entêté, les paroles ne suffisent pas, comme ne suffisent pas non plus les visages des disciples remplis de joie, transfigurés par l’irruption de Jésus au milieu d’eux et de leurs peurs.


C’est vrai qu’Il nous ressemble parfois Thomas, à tel point qu’il pourrait être notre jumeau. La porte de la foi n’a qu’une seule poignée, et elle ne s’ouvre que de l’intérieur. Il serait tellement plus simple pour Jésus de se manifester vivant avec puissance et fracas, mais Il ne veut forcer ni les portes ni les cœurs. Pour Thomas, comme pour nous, il y a un premier pas à franchir, une audace à avoir : faire confiance à celui qui a fait l’expérience de Dieu, à celui « qui a vu le Seigneur », faire confiance à tous ceux qui depuis deux millénaires transmettent le témoin invisible de la foi au Ressuscité. Faire un pas, faire confiance et aussi « être là », comme le dit l’Évangile.


Huit jours après, cette fois, Thomas était là, présent, à lui-même et à ses frères. Avec toutes ses questions, avec ses doutes, ses peurs et son incrédulité, mais bien présent : il était avec eux. Il n’avait pas quitté le navire, il n’avait pas fermé toutes les portes, il était avec eux. Même « perdu » il était avec eux. Il fait le choix et l’expérience d’une communauté fraternelle, qui porte, qui encourage, qui accompagne au-delà des échecs, des fautes, des peurs. La petite communauté des disciples fait aussi le choix de veiller sur un de ses membres qui doute, qui hésite et qui peine, parce qu’il est avec eux, l’un d’eux. Et c’est précisément au milieu d’eux que Jésus est apparu…


Peut-on y voir la raison pour laquelle le deuxième dimanche de Pâques que nous célébrons aujourd’hui est appelé aussi dimanche « de la Divine Miséricorde » ? N’est-ce pas là justement, au sein de cette petite communauté rassemblée, que Thomas va faire l’expérience de la miséricorde de Dieu, qui prend un visage concret, celui de Jésus, de Jésus ressuscité ? Qu’elle est belle, cette expérience de Thomas ! C’est lui finalement qui se laisse toucher. Il voit la miséricorde en face, dans les plaies des mains et des pieds, dans le côté ouvert du Ressuscité et il retrouve la confiance : il est un homme neuf, non plus incrédule, mais croyant. Thomas a ouvert la porte, de l’intérieur. Il a simplement répondu à la patience de Dieu et quelques mots lui ont suffi : « Mon Seigneur et mon Dieu !» Huit jours après Pâques, oserons-nous faire de même ?

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